Jérôme Sageaux

Ressource

L'art d'un pitch deck parfait

Le guide complet du pitch deck qui convainc un investisseur : les 10 blocs indispensables, le storytelling, les erreurs qui tuent en silence et la checklist avant envoi.

“Les investisseurs n’ouvrent pas leur portefeuille pour une idée… mais pour une conviction.”

Le guide stratégique pour construire un pitch qui convainc, engage… et déclenche des “OUI !”. Marche après marche, tu construis une démonstration stratégique, pas une jolie présentation : faire décoller ta levée, pitcher sans bullshit, structurer ton message, clarifier ta vision.

Ce guide est l’arme qu’il manquait aux fondateurs qui ne veulent plus juste “pitcher”. Tu veux embarquer, filtrer, closer ? Tu ne présentes pas une boîte : tu présentes un scénario de succès.

Tu ne lèves pas ? Tu ne pitches pas ? Très bien. Tu as encore plus besoin de ce guide.

Tu crois que ce guide ne te concerne que si tu lèves des fonds ?
Faux.

Si tu veux trouver les bons associés,
Si tu veux convaincre les meilleurs collaborateurs,
Si tu veux poser une vision claire, une stratégie lisible, une trajectoire crédible,
alors tu es au bon endroit.

Le pitch deck, ce n’est pas qu’un outil pour lever.
C’est un outil pour clarifier ta pensée, structurer ton ambition, aligner ton équipe.

Même si tu ne cherches pas de financement, tu dois savoir :

  • Pitcher ton projet en 2 minutes
  • Montrer où tu vas et pourquoi
  • Poser une timeline financière & opérationnelle réaliste
  • Créer de l’adhésion autour de ta vision

Parce qu’avant de convaincre un investisseur…
Tu dois te convaincre toi-même que tu construis quelque chose de solide.

Alors lève ou ne lève pas.
Mais sois prêt.
Parce que le vrai pitch, c’est la façon dont tu portes ton projet chaque jour.

AVANT DE COMMENCER

Comment utiliser ce guide ?

Ce guide n’est pas un livre à lire du début à la fin.

Ce n’est pas une conférence.
Ce n’est pas une masterclass.
C’est un outil de travail.

Tu construis une levée ?
Tu veux bâtir un pitch deck solide ?
Tu veux éviter les erreurs qu’on ne te pardonnera pas ?

Alors ce guide est là pour t’éclairer, te structurer et t’équiper. Pas pour te distraire.

Mode d’emploi :

1. Ce n’est pas une lecture linéaire
Tu n’as pas besoin de tout lire d’un bloc.
Tu n’as pas le temps de tout digérer d’un coup.
Tu veux avancer ? Va directement là où tu en es.

2. Tu veux pitcher demain ?
→ File au Chapitre 3 : les 10 blocs indispensables d’un pitch deck efficace.
Tu auras une structure claire, des erreurs à éviter et une méthode rapide.

3. Tu veux comprendre comment inverser le rapport de force avec un investisseur ?
→ Va au Chapitre 6 : tu y verras pourquoi c’est toi le trophée.
Ce chapitre te montre comment t’imposer sans arrogance et choisir l’investisseur, pas l’inverse.

4. Tu veux savoir si ton pitch est prêt à être envoyé ?
→ Checke le Chapitre 10.
Tu y trouveras une checklist directe, sans blabla, pour t’auto-évaluer avant l’envoi ou la prise de parole.

Ce guide est conçu pour :

Être consulté à la volée
T’aider à prendre de meilleures décisions, rapidement
Te redonner de la clarté quand tu doutes ou t’égares
Te faire gagner du temps avant d’en perdre à pitcher à vide

Et un dernier point…

Si tu n’as pas 45 minutes pour lire ce guide, tu n’as pas le temps pour une levée de fonds.

INTRODUCTION

TU NE VENDS PAS DES SLIDES. TU CONSTRUIS UNE CONVICTION.

Un bon pitch ne raconte pas ton projet.
Il fait dire à celui qui l’écoute… qu’il a envie d’en faire partie.

Le pitch deck, ce n’est pas un PowerPoint.
- C’est un outil de pouvoir.
- C’est la première preuve de ton leadership stratégique.
- Ce que tu racontes, comment tu le racontes, et pourquoi tu le racontes à ce moment-là — tout compte.

Tu crois que c’est un simple support de présentation ?
Mauvais départ.
C’est ta meilleure arme pour convaincre, embarquer, sélectionner et filtrer.

Pourquoi tu lèves (vraiment) ?

Spoiler : ce n’est pas pour “avoir de quoi recruter” ou “faire connaître ton projet”.

Il n’y a que 3 raisons valables de lever :

  1. Accélérer quelque chose qui marche déjà.
    Pas tester. Pas explorer. Accélérer.
  2. Changer d’échelle.
    Passer d’une boîte artisanale à une machine industrielle. Ce n’est pas une levée pour “continuer”, c’est une levée pour transformer.
  3. Prendre de l’avance sur un marché qui va s’enflammer.
    Parce que le moment est là. Et que tu veux t’imposer maintenant avant que quelqu’un d’autre ne le fasse à ta place.

Tout le reste est dangereux. Parce qu’une levée mal justifiée, c’est :

  • Une dilution inutile,
  • Une pression mal alignée,
  • Et souvent… le début de la fin.

Ce que te permet une levée bien préparée

Si tu lèves dans les bonnes conditions, voici ce que tu gagnes :

Du cash — oui, mais au service d’un plan d’action clair
De la crédibilité — car tu ne choisis pas juste un montant, tu choisis un investisseur qui t’amplifie
De l’avance — car tu sais ce que tu vas livrer dans les 18 mois à venir, avec ou sans eux

Une levée bien préparée change ton rapport au business, au temps, et à ton rôle de CEO.
Elle te pousse à assumer une ambition, et à la défendre.

Et c’est précisément pour ça que ce guide existe.

Lever, c’est vendre. Et c’est toi le produit.

Tu ne lèves pas avec des slides.
Tu lèves avec une posture, une clarté et un discours qui transforme l’intérêt en engagement.

En face, ils ont vu des dizaines de projets comme le tien.
Mais ils n’ont pas encore vu toi, avec ta vision, ton flow, ta lucidité.

Ce n’est pas ton idée qui fera la différence.
C’est ta capacité à donner envie d’y croire… et de suivre.

Ce que ce guide va t’apporter (et ce qu’il ne fera pas à ta place)

Ce que tu trouveras ici :

  • Une structure béton, claire, éprouvée
  • Une méthode pas-à-pas pour ne pas te perdre
  • Des erreurs évitées avant même d’être commises
  • Des modèles concrets et une posture à adopter

Ce que tu ne trouveras pas ici :

  • Des astuces “growth hacking” de levée rapide
  • Des slogans creux pour “séduire les VCs”
  • Du bla-bla sur “l’univers de ta marque”

Tu veux faire illusion ? Change de guide.
Tu veux faire la différence ? Commence le chapitre suivant.

LE MINDSET DU PITCH

Tu n'es pas là pour convaincre. Tu es là pour filtrer.

Avant de construire ton pitch deck, tu dois comprendre une chose :

Le pitch, ce n’est pas un argumentaire pour convaincre.
C’est un outil pour filtrer les bons investisseurs… et les faire s’auto-sélectionner.

Tu ne vas pas chercher un ticket.
Tu ne vas pas “séduire le marché”.

Tu vas mettre en scène ta vision pour qu’elle parle aux bonnes personnes — et qu’elle en élimine d’autres.

Tu n’as pas besoin de tout le monde.
Tu as besoin des bons. Ceux qui comprennent ton tempo, ton ambition, ton modèle.

Et pour ça, le bon mindset, c’est celui du leader. Pas du demandeur.

Ce que cherchent les investisseurs (et ce qu’ils ne diront jamais)

Tu verras rarement un investisseur te dire ça en face.

Mais voici ce qu’il pense en lisant ton pitch :

  1. Est-ce que je comprends en 1 minute ce qu’il fait et pourquoi ?
    (Sinon, je passe.)
  2. Est-ce qu’il y a un marché assez gros, assez vivant, avec un momentum ?
    (Sinon, je passe.)
  3. Est-ce que le ou la founder a le bon niveau de lucidité, d’ambition et d’endurance ?
    (Sinon, je passe.)
  4. Est-ce que je peux raconter ce projet à mes Associés / à mon board / à mes partenaires ? (Sinon, je passe.)

Tu veux son argent ?
Commence par le rassurer sur ce qu’il n’ose pas formuler.

Et surtout, comprends une chose fondamentale :

Il ne parie pas sur une boîte.
Il parie sur ta capacité à ne pas exploser en vol.

Tu es le trophée : posture à adopter, erreurs à éviter

Tu n’es pas là pour te vendre.
Tu es là pour ouvrir une opportunité d’embarquer avec toi. Et cette opportunité est rare.

Erreur 1 : faire le tour des investisseurs comme un commercial en prospection
Erreur 2 : se positionner en élève qui “soumet” un projet à correction
Erreur 3 : répondre à toutes les objections au lieu de poser des cadres clairs

Le bon mindset :

  • Tu as une vision.
  • Tu as un plan.
  • Tu n’as pas besoin d’eux pour exister, mais tu es ouvert à un partenariat qui accélère.

C’est toi le deal.

Plus tu t’alignes avec ta stratégie, plus tu parais clair, calme, décidé.
Et plus l’autre en face se demande comment te convaincre de l’embarquer.

La meilleure levée, c’est celle où l’investisseur veut… te pitcher

Le signal ultime d’un bon pitch deck, ce n’est pas une levée.
C’est un investisseur qui :

  • Résume ton projet à sa manière
  • Commence à te dire ce qu’il peut t’apporter
  • Te met en relation avec quelqu’un
  • Te pose des questions sur ton timing à toi

À ce moment-là, c’est lui qui a switché.
Ce n’est plus toi qui veux de l’argent.
C’est lui qui veut rentrer dans ton jeu.

Et là, tu as gagné.

Prêt à structurer un deck qui donne envie d’embarquer ?
Direction Chapitre suivant: La préparation invisible que tout le monde néglige.

AVANT DE PARLER DE SLIDES : Ta préparation invisible

Ce que personne ne t’explique… mais que tout le monde sent

Un pitch, ça ne commence pas avec PowerPoint.
Ça commence avant les mots. Avant les slides. Avant le deck.

  • Tu veux que ton pitch déclenche un rendez-vous ?
  • Tu veux qu’on t’écoute 10 minutes sans décrocher ?
  • Tu veux que l’investisseur ressente que tu es prêt ?

Alors commence par ce que personne ne voit, mais que tout le monde ressent.

Clarté: Être capable de pitcher sans support

Si tu ne peux pas expliquer ton projet en 90 secondes à l’oral, tu n’as pas encore le droit de faire un pitch deck.

Le deck est un amplificateur.
Pas un traducteur.
Pas un pansement sur une idée floue.

Test de vérité :
→ Appelle un ami.
→ Pitch-lui ton projet à voix haute, sans slide, sans note.
→ Il comprend ? Il repose une question ? Il peut le répéter à un tiers ?
Si oui : go.
Si non : reviens à ton narratif. Tu n’es pas prêt.

Un bon pitch = un projet mentalement bien rangé.

Body language, voix, présence : ton vrai levier de crédibilité

Tu peux avoir un super deck.
Mais si tu transpires l’angoisse, la précipitation ou la confusion...
C’est terminé avant la slide 2.

Un investisseur regarde :

  • Ton regard (fuyant ou engagé)
  • Ta respiration (posée ou hachée)
  • Ton débit (clair ou agité)
  • Ta posture (convaincue ou soumise)

Tu n’es pas noté sur ton produit.
Tu es ressenti sur ton état intérieur.

Et cet état se travaille bien avant le call.
Respiration.
Ton de voix.
Présence posée.
Confiance calibrée.

Ce n’est pas du théâtre.
C’est du pilotage d’énergie.

Ancrage et storytelling personnel : pourquoi toi, pourquoi maintenant ?

Ton projet n’est pas tombé du ciel.
Et ça, tu dois l’incarner.

Les investisseurs veulent sentir que :

  • Ce projet vient de ton histoire
  • Tu n’en es pas à ton premier échec
  • Tu as des cicatrices… donc de l’expérience
  • Tu sais exactement pourquoi tu es la bonne personne pour mener ça

“Pourquoi maintenant ?”
“Pourquoi toi ?”
Deux questions simples.
Si tu n’as pas les réponses dans le corps, pas juste sur les slides, tu ne déclencheras jamais une adhésion sincère.

Ton storytelling personnel, ce n’est pas raconter ta vie.
C’est montrer que ta vision vient d’un alignement profond, pas d’une mode.

La santé du founder : l’arme secrète ou le poison lent

Un founder en burn-out peut très bien pitcher.

Mais un investisseur expérimenté le verra.
Et il ne pariera pas sur un coureur à bout de souffle.

Ce chapitre est le seul où je te parle de sommeil, d’alimentation, d’hygiène mentale.
Pourquoi ?
Parce que si tu lèves, tu entres dans un ultra-trail.

Et dans un ultra-trail, ce n’est pas le plus rapide qui gagne.
C’est celui qui gère son énergie, ses nerfs, son mental et sa lucidité le plus longtemps.

Tu veux lever ?
Dors.
Respire.
Bouge.
Réfléchis au calme.
Entoure-toi.

Ta clarté est ton arme. Ton stress est ton saboteur.

Tu veux construire un deck solide ? Commence par être solide toi-même.

Ensuite, on parlera structure. Direction Chapitre suivant : Les 10 blocs indispensables.

STRUCTURE ESSENTIELLE: LES 10 BLOCS INDISPENSABLES

Tu veux qu'on se souvienne de ton projet ? Structure-le comme une histoire qu'on peut répéter.

Sommaire rapide:

1. L’ÉQUIPE

2. VISION / TAGLINE

3. PROBLÈME

4. SOLUTION

5. POURQUOI MAINTENANT ?

6. MARCHÉ

7. TRACTION

8. BUSINESS MODEL & TIMELINE FINANCIÈRE / OPÉRATIONNELLE

9. BARRIÈRE À L’ENTRÉE / AVANTAGE CONCURRENTIEL

10. DEMANDE & RELATION INVESTISSEURS

“Est-ce que quelqu’un peut pitcher ton projet à ta place, sans dire de conneries ?”

Si la réponse est non, ton pitch deck ne sert à rien.

Un bon pitch deck n’est pas là pour “présenter ton projet”.

Il est là pour le faire exister dans la tête des autres.
→ Pour que l’investisseur puisse en parler à un partenaire.
→ Pour qu’un ami en parle à un VC.
→ Pour que le projet se propage, sans toi.

Et pour ça, il faut une structure simple, claire, mémorisable.

-Pas 25 slides.
-Pas de storytelling Netflix.
-Pas de gif animés ou de tech jargon.

Juste 10 blocs fondamentaux.
10 pièces solides, articulées, qui racontent une vision exécutable.

Tu veux qu’on te prenne au sérieux ?
Commence par structurer ton projet comme une offre d’investissement.

Pas comme une idée.

Prêt à poser les bases ? On commence avec le bloc n°1 : L’équipe.

1. L’ÉQUIPE

Ce n’est pas “qui tu es” qui compte. C’est pourquoi toi, pour ce marché, maintenant.

Un investisseur ne parie jamais sur une idée.
Il parie sur une équipe qui ira jusqu’au bout, même quand ce sera dur, flou, ou contre-intuitif.

Ton produit peut pivoter.
Ton marché peut évoluer.
Mais si ton équipe explose au bout de 6 mois… c’est terminé.

Ce que tu dois montrer

  • L’alignement entre les profils et le projet : chacun est là pour une raison précise.
  • Une histoire commune ou une complémentarité vécue : pas juste des CV empilés, mais une vraie synergie.
  • Le lien entre votre parcours et la vision actuelle : Pourquoi ce sujet ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi vous ?
  • Un signe de résilience déjà vécu : un échec, une friction, une crise que vous avez gérée ensemble.

Mais surtout :

  • Ce qui vous lie profondément au problème que vous attaquez.
    C’est ça, le vrai Founder/Market Fit :
    → Le marché que vous visez, vous le connaissez de l’intérieur.
    → Vous avez été confronté personnellement ou professionnellement à ce problème.

Si un investisseur peut répondre “ok je comprends pourquoi cette équipe porte ce projet”, tu as gagné cette slide.

Ce qu’il faut éviter

  • Lister des parcours trop détaillés (écoles, jobs sans rapport) → on n’est pas sur LinkedIn.

  • Mentionner un advisor pour faire joli sans vraie implication.

  • Cacher un solo founder sous des “cofounders de façade” → tu perds en crédibilité.

  • Ne pas expliquer la relation humaine entre les fondateurs → tu ne vends pas une réunion de profils, tu vends une dynamique humaine.

  • Dire “on est complémentaires” sans preuve → montre-le (tech / biz / produit / vision…).

Le bon réflexe

Structure ton pitch équipe comme une réponse à cette question :

“Pourquoi vous, ensemble, êtes les mieux placés pour craquer ce marché-là, maintenant ?”

  • Est-ce que vous avez déjà bossé ensemble ?

  • Est-ce que vous avez vécu le problème que vous résolvez ?

  • Est-ce que chacun couvre un champ essentiel du projet (tech, produit, biz, exécution) ?

  • Est-ce que vous avez des valeurs compatibles ?

  • Est-ce que vous êtes assez solides pour traverser 18 mois de galères ensemble ?

À faire tout de suite

  • Résume ton équipe en 3 lignes max : qui fait quoi, pourquoi, et comment vous vous êtes alignés.

  • Rajoute 1 phrase par personne pour montrer le lien entre son parcours, son caractère, et le rôle qu’il joue dans le projet.

  • Écris en une ligne pourquoi VOUS avez cette vision de ce marché : problème vécu, frustration vécue, insight terrain, déclencheur concret.

  • Si tu es solo : assume-le. Et montre que tu sais t’entourer intelligemment (freelances, advisors, coachs, etc.).

Le bon pitch équipe ne dit pas juste : “Voici qui on est.”

Il dit :
“Voici pourquoi on est faits pour réussir sur ce marché.”
“Voici pourquoi on tiendra dans la tempête.”

Tu es prêt ?
On passe à
2 – Vision / Tagline : Ce que tu proposes au monde, en une phrase qui claque.

2. VISION / TAGLINE

Ce que tu proposes au monde. En une phrase. Pas une punchline. Une intention claire.

C’est ici qu’on t’attend.
Pas ton produit. Pas ton slide. Toi.

Ce bloc, c’est le cœur du deal.
Pas parce que tu y décris un concept bien pensé.

Mais parce qu’on va y sentir ce que tu veux changer. Et pourquoi.

Et ça, aucun benchmark, aucun test utilisateur, aucun produit fini ne pourra le transmettre à ta place.

80 % de la décision d’un investisseur se joue ici.
Pas sur les features. Pas sur le marché.
Sur toi et ta vision du monde.

Le produit, il changera.
Tu vas peut-être pivoter.
Le marché, il peut bouger.

Mais ta vision ? Elle doit être stable, profonde, et évidente.

Ce que tu dois montrer

  • Une phrase claire qui donne envie de te suivre, pas juste de comprendre ce que tu fais.

  • Une intention forte : tu ne proposes pas une solution, tu proposes un changement de réalité.

  • Une phrase que l’investisseur peut répéter à un tiers sans la déformer.

  • Une vision qui fait écho à une frustration, une opportunité, un mouvement en cours.

C’est là que le Founder/Market Fit se transforme en Founder/Vision Fit.
Ou pourquoi ta vision mérite d’être financée, poussée, amplifiée.

Ce qu’il faut éviter

  • Un slogan flou, genre “révolutionner l’engagement collaboratif dans l’IA mobile”

  • Une phrase de consultant en innovation

  • Un positionnement ultra-technique ou trop produit (on n'est pas en démo technique)

  • Une tagline sans émotion, sans cible, sans promesse implicite

Le bon réflexe

Parle comme si tu annonçais ta vision à une salle remplie de gens qui peuvent t’aider… ou t’ignorer.

Pose-toi ces questions:

  • Qu’est-ce que tu veux voir changer dans 5 ans grâce à ce que tu construis ?

  • En quoi ta vision ne dépend pas du produit actuel ?

  • Pourquoi cette vision ne peut pas attendre ?

  • Pourquoi toi maintenant ? Qu’est-ce que tu as vu que d’autres n’ont pas vu ?

Une bonne tagline, c’est :

Compréhensible à froid
Mémorisable à chaud
Répétable à voix haute

Exemples :

  • “On libère les freelances du cauchemar administratif.”
  • “On permet à n’importe quelle PME de rivaliser avec Amazon.”
  • “On fait en 10 minutes ce que le marché faisait en 2 semaines.”

À faire tout de suite

  • Note en une phrase ce que tu veux transformer dans ton secteur.

  • Reformule-la comme si tu pitchais à un ami en soirée.

  • Teste cette phrase sur 3 personnes : est-ce qu’ils peuvent la répéter à l’identique le lendemain ?

  • Supprime tous les mots vagues : “réinventer”, “disrupter”, “optimiser l’engagement”
    → tu peux faire mieux.

Tu veux qu’on te suive ? Commence par montrer où tu veux aller.

Prêt à expliquer le problème que tu attaques ?
On passe à
3 – Problème (clair, réel, coûteux) ?

3. PROBLÈME

S’il n’y a pas de douleur claire, il n’y a pas de business.

Tu veux qu’un investisseur tende l’oreille ?
Commence par lui montrer un problème qu’il ne peut plus ignorer.

C’est là que tu poses la tension.
Celle qui rend ta solution nécessaire.
Celle qui crée le terrain fertile pour ton pitch.

Pas de problème = pas de solution = pas de business.
C’est aussi simple que ça.

Mais pas n’importe quel problème :

  • Il doit être clair (pas besoin d’une étude pour le comprendre)
  • Il doit être réel (ressenti sur le terrain, vécu, concret)
  • Il doit être coûteux (en argent, en temps, en énergie, en opportunité)

Ce que tu dois montrer

  • Que ce problème existe déjà, sans toi.

  • Qu’il est frustrant, cher, inefficace, ou complexe à résoudre aujourd’hui.

  • Qu’il est vécu par une cible bien définie, pas “tout le monde”.

  • Que ce n’est pas un détail, mais une vraie friction dans la vie ou le business.

  • Et si possible, que toi ou ton équipe l’avez déjà vécu (→ légitimité immédiate).

Ce n’est pas un besoin que tu crées.
C’est une urgence que tu rends visible.

Ce qu’il faut éviter

  • Les problèmes flous (“les gens manquent de temps pour…”)

  • Les généralités (“le monde est en mutation…”)

  • Les fausses douleurs (“les utilisateurs veulent plus de fun”)

  • Les comparaisons marketing (“c’est comme Uber mais pour les RH”)

Tu n’es pas là pour “faire comprendre”.
Tu es là pour faire dire à ton lecteur : “OK. Je vois. Ça, c’est un vrai problème.”

Le bon réflexe

Décris la douleur, pas le manque.
Montre le coût de l’inaction.
Raconte un cas réel ou un exemple simple (une scène, une journée, une décision difficile).

Pose-toi ces questions :

  • Qui vit ce problème chaque semaine ?

  • Quelles sont les solutions bricolées actuelles ?

  • Quelles sont les pertes invisibles qu’ils subissent à cause de ça ?

  • Est-ce que ce problème va s’aggraver dans les 2 ans à venir ?

À faire tout de suite

  • Rédige en une phrase la conséquence directe du problème pour ton client cible.

  • Donne un chiffre : perte de temps, coût, inefficacité, churn, stress…

  • Évite les “le problème est…” → commence plutôt par :

    • “Aujourd’hui, une PME qui veut faire X doit faire Y.”

    • “Quand une entreprise fait ça, elle perd Z.”

    • “Tous les indépendants ont vécu cette situation au moins une fois.”

  • Vérifie : est-ce que quelqu’un de ton entourage pourrait valider ce problème en le lisant ?

Si tu as bien posé le problème, l’envie de lire la solution devient naturelle.

Pas besoin d’artifice.
Juste de clarté et de vérité.

Passons à 3.4 – La solution : simple, désirable, crédible.

4. SOLUTION

Simple. Désirable. Crédible.

Tu viens d’ouvrir une plaie. Maintenant, montre que tu as le pansement.

Mais pas n’importe comment.

Ta solution ne doit pas être :

  • Techniquement impressionnante
  • Longue à comprendre
  • Remplie de fonctionnalités

Elle doit être :

  • Évidente
  • Rassurante
  • Exécutable

Et surtout : en lien direct avec le problème que tu viens de poser.

Si tu changes de ton, d’univers ou de cible entre les deux, tu casses le flow. Et tu perds la confiance.

Ce que tu dois montrer

  • Une réponse directe au problème posé juste avant.

  • Une solution compréhensible en 20 secondes, sans démo.

  • Une proposition qui donne envie de l’avoir maintenant.

  • Une approche différenciante, même si le marché est concurrentiel.

  • Si possible, une preuve d’existence : MVP, usage, tests, retours.

L’investisseur ne cherche pas une idée.
Il cherche une preuve que tu sais répondre concrètement à une douleur claire.

Ce qu’il faut éviter

  • Trop de détails techniques, surtout en early-stage.

  • Un “catalogue de features” au lieu d’une solution.

  • Un wording produit (“tableau de bord personnalisable”) au lieu de bénéfices client.

  • Un saut conceptuel par rapport au problème.

  • Des promesses sans réalité (pas de solution “encore en réflexion”).

Et surtout : ne réponds pas à un problème différent de celui que tu viens de poser.
C’est l’erreur la plus fréquente.

Le bon réflexe

Décris ta solution comme si tu la vendais à ton client, pas à un jury.
Parle en bénéfices, pas en fonctionnalités.
Assume ce que tu simplifies, ce que tu élimines, ce que tu rends possible.

Pose-toi ces questions:

  • Si mon client lit ça, est-ce qu’il souffle de soulagement ?

  • Est-ce que ma solution semble possible à mettre en place demain ?

  • Est-ce que mon positionnement est clair face aux alternatives actuelles ?

  • Est-ce qu’on sent que j’ai pensé au terrain ?

À faire tout de suite

  • Résume ta solution en une phrase d’usage, pas de technique :

    “On permet à [type de client] de [action simple] sans [souffrance actuelle].”

  • Prépare un visuel ou une analogie simple pour illustrer ta solution (dans un pitch live ou deck)

  • Vérifie : est-ce que tu peux la pitcher à quelqu’un qui n’est pas dans ton secteur en 30 secondes ?

  • Supprime toutes les phrases du type “nous avons développé une interface innovante…”
    Dis ce qu’elle change. Pas ce qu’elle est.

La solution, c’est ton outil de conversion.
Mais elle n’a d’impact que si elle répond parfaitement à la douleur.

Prochaine étape logique : 5 – Pourquoi maintenant ?

5. POURQUOI MAINTENANT ?

Sans momentum, même la meilleure idée reste une ligne morte.

Un investisseur peut croire en ton équipe.
Il peut comprendre ta vision.
Mais s’il ne voit aucune urgence, aucun mouvement, aucune vague à surfer...
Alors il attendra. Et toi, tu perdras ta fenêtre.

Ce que tu dois montrer

  • Que le moment est venu pour que ta solution existe.

  • Qu’un changement structurel ou comportemental rend ton projet maintenant possible (ou nécessaire).

  • Qu’il y a une vague de fond : techno, usage, réglementaire, société, marché…

  • Que quelqu’un va le faire. Et que tu es le plus légitime pour le faire aujourd’hui.

Le bon timing, c’est quand le problème devient insupportable et que les conditions techniques, économiques ou culturelles permettent enfin d’y répondre.

Ce qu’il faut éviter

  • Un approximatif “le marché est en pleine mutation…”

  • Des tendances sans lien direct avec ton exécution

  • Des chiffres sortis de nulle part sur “la croissance du marché mondial de la data”

  • Dire “il n’y a pas encore de solution” → ce n’est pas un argument, c’est un trou

Le bon réflexe

Traite cette slide comme une alerte stratégique.
Ton projet doit s’inscrire dans un momentum qu’on peut ressentir, mesurer, observer.

Pose-toi ces questions:

  • Qu’est-ce qui a changé depuis 12 mois qui rend mon idée possible ou urgente ?

  • Est-ce qu’une nouvelle techno, une loi, une crise ou un usage rend mon approche viable aujourd’hui ?

  • Est-ce que mes utilisateurs ont changé d’habitudes récemment ?

  • Est-ce qu’un concurrent a échoué trop tôt
    (et tu sais pourquoi toi, tu peux réussir maintenant)?

À faire tout de suite

  • Rédige une phrase du type :
    “Ce projet n’aurait pas été possible il y a 3 ans, car [X]. Mais aujourd’hui, [Y] change tout.

  • Identifie 2 à 3 éléments concrets qui illustrent ton momentum :

    • Une évolution de comportement
    • Une dynamique marché
    • Un signe faible qui dit beaucoup (nouveau besoin, usage émergent, frustration latente)
  • Sois spécifique. Exemple :
    “En 2020, faire X coûtait 10k€. En 2024, on peut le faire pour 100€. La fenêtre est ouverte.”

Tu peux avoir la meilleure équipe et le bon produit.
Mais si tu n’expliques pas pourquoi c’est maintenant que ça doit exploser, tu n’as pas encore pitché un business. Tu as juste raconté un concept.

Prêt à parler taille et potentiel ? On passe à 6 – Marché ?

6. MARCHÉ

Tu ne vends pas un marché géant. Tu vends ta capacité à le pénétrer intelligemment.

Ce n’est pas la taille du marché qui impressionne.
C’est ta lucidité sur ce que tu peux réellement conquérir, et ta stratégie pour y arriver.

Oui, on veut savoir s’il y a un potentiel.
Mais surtout, on veut savoir ce que tu vises, avec quels moyens, et dans quel timing.

TAM / SAM / SOM ne sont pas des chiffres déco.
Ce sont des outils de projection stratégique.

Ce que tu dois montrer

  • TAM : Le marché total théorique, pour contextualiser la problématique globale.

  • SAM : Le segment atteignable dans quelques années, si tu exécutes bien.

  • SOM : Ce que tu veux aller chercher avec les moyens demandés dans cette levée.

C’est ici que tu connectes ton ambition à ta demande de financement.

“Avec X euros levés, nous irons chercher Y clients dans Z mois.

Cela représente une pénétration de marché de n %, soit W k€ / mois.”

Si tu fais ça, tu es au-dessus de 80% des pitchs vus en early stage.

Ce qu’il faut éviter

  • Un TAM de plusieurs milliards avec une slide pompée sur McKinsey

  • Des pourcentages génériques sans méthode (“on vise 1 % du marché mondial de la mobilité”)

  • Un marché trop large, mal ciblé, ou mal compris

  • Des chiffres “prévus” sans aucun lien avec ta capacité opérationnelle

Le marché est une opportunité, pas une promesse.
Si tu le présentes comme une promesse, tu perds en crédibilité.

Le bon réflexe

Pense comme un sniper. Pas comme un chasseur de dragons.
Montre que tu connais parfaitement ta cible initiale.

Pose-toi cas questions:

  • Qui sont les early adopters ? Où sont-ils ? Comment les toucher ?

  • Quel est le segment stratégique qui te permet d’entrer, de valider, d’apprendre ?

  • Est-ce que mon SOM est cohérent avec :

    • Ma traction actuelle
    • Mon use of funds ?
    • Mon équipe et ma vitesse d’exécution ?

Et surtout :

Est-ce que l’investisseur peut voir la logique entre la taille du marché ciblé, les moyens que tu demandes, et ce que tu veux aller chercher avec ?

À faire tout de suite

  • Écris noir sur blanc :

    • TAM = Le gâteau entier (ex : "marché mondial du SaaS RH : 52 Md€")

    • SAM = Le morceau atteignable en cible (ex : "PME françaises en croissance, en B2B : 1,2 Md€")

    • SOM = Le bout qu’on va vraiment aller chercher avec cette levée (ex : "2 000 entreprises ciblées en 18 mois = 12 M€ de revenus adressables")

  • Montre visuellement un entonnoir ou une échelle progressive
    → TAM (contexte) → SAM (ambition long terme) → SOM (cible post-levée)

  • Si tu veux frapper fort :
    "Notre objectif avec cette levée : atteindre 0,15 % du SAM, ce qui représente X clients et Yk€/mois de revenus récurrents."

Un investisseur n’a pas besoin que tu sois “sur un gros marché”.
Il a besoin que tu sois lucide, structuré, capable de créer de la vitesse sur un segment bien ciblé.

Tu montres un marché réel ? Parfait.
Maintenant, prouve que les gens bougent déjà : direction 3.7 – Traction.

7. TRACTION

Ce qui est déjà là. Ce qui avance. Ce qui prouve que tu n’es pas une idée.

On n’investit pas dans une promesse.
On investit dans un mouvement.

Tu n’as peut-être pas encore des revenus massifs.
Mais tu dois prouver que tu avances. Que ça prend. Que ça réagit.

La traction, ce n’est pas juste des chiffres.
C’est un signal de réalité, de désir, d’intérêt ou de validation.

Ce que tu dois montrer

  • Des indicateurs concrets : utilisateurs, clients, chiffre d’affaires, POCs, engagements, usages…

  • Une dynamique : croissance, itérations, retours clients, rétention…

  • Des signaux faibles puissants : lettre d’intention, liste d’attente, récurrence d’usage, bouche-à-oreille…

  • Des preuves de vitesse ou d’amélioration : délai de closing, baisse du coût d’acquisition client, retour client, recommandations clients, etc.

Même si tu es early, il y a toujours quelque chose à montrer :
Tu peux prouver que tu sais transformer une intention en action.

Ce qu’il faut éviter

  • Les phrases floues : “On a plein de retours positifs”

  • Les metrics vaniteuses : likes, impressions, followers (sauf si elles ont un impact business direct qui montre qu’ils sont prêt à payer)

  • Des chiffres bruts sans contexte ni évolution

  • Des projections sans base réelle

Et surtout : ne montre pas un chiffre si tu ne peux pas l’expliquer.

Le bon réflexe

Raconte ta traction comme un film en accéléré :
“On est partis de X. On a fait Y. On a appris Z. Et maintenant, on voit W se produire.”

Connecte ta traction à :

  • Ton produit (il fonctionne ?)

  • Ton marché (il réagit ?)

  • Ton équipe (elle exécute ?)

  • Ton pitch (il convainc ?)

Et surtout :
Connecte ta traction à ton ambition post-levée.

“Voilà ce qu’on a fait sans financement. Imagine ce qu’on va faire avec.”

À faire tout de suite

  • Liste les 3 preuves les plus fortes que ce que tu construis fonctionne (ou attire, ou résout).

  • Transforme chaque preuve en dynamique :

    • pas juste “100 utilisateurs”, mais “100 utilisateurs → 60 % actifs au bout de 30 jours”
  • Rédige une phrase du type :
    “En 3 mois, on est passés de X à Y, avec Z feedbacks terrain. Sans budget marketing.”

  • Prépare un graphique simple si possible (MRR, utilisateurs, usages, feedbacks)

Pas de traction = tu dois vendre une vision + une équipe + un marché.

Traction = tu peux vendre une dynamique réelle, que l’argent va accélérer.

Et ça change tout.

Tu montres que ça commence à tourner ?
Alors montre
comment ça va rapporter : direction 8 – Business Model & Timeline.

8. BUSINESS MODEL & TIMELINE FINANCIÈRE / OPÉRATIONNELLE

Tu ne vends pas un concept. Tu vends un moteur économique. Et tu sais quand il tourne.

Ce n’est pas grave si tu ne gagnes pas encore beaucoup.
Ce qui compte, c’est que tu saches comment tu vas gagner. Combien. Quand. Et par quoi.

Un investisseur veut savoir :

  • Qui paie ?
  • Combien ?
  • À quelle fréquence ?
  • A quel coût d’acquisition ?
  • S’il y a un ROI pour lui.

Mais il veut aussi voir que tu as :

  • Un plan d’exécution précis
  • Une lecture réaliste du temps et des ressources
  • Une projection claire à X mois post-levée

Ce que tu dois montrer

Le modèle économique

  • Qui est le client ?
  • Quel est ton mode de facturation ? (abonnement, transaction, SaaS, freemium, licence, etc.)
  • Quelle est ta logique de marge ?
  • Y a-t-il de la récurrence ? Un panier moyen ? De la viralité ? De l’upsell ?

La timeline opérationnelle

  • Quelles sont les grandes étapes à 6 / 12 / 18 mois ?
  • Que vas-tu activer grâce à cette levée ? (produit, recrutement, acquisition, partenariat…)
  • Quels sont les jalons clés que tu vises ? (MRR, clients, users, lancement, V2…)

Et surtout : un plan de progression crédible

Pas un rêve. Une montée en puissance progressive, réaliste, pilotée.

Ce qu’il faut éviter

  • Les phrases floues : “on prendra une commission”, “on fera du freemium premium hybride”

  • Les modèles complexes qui nécessitent un MBA pour être compris

  • Un plan sans timeline ou sans lien avec la levée

  • Une roadmap déconnectée du terrain (genre “scaler aux US en 6 mois sans équipe locale”)

  • Des chiffres sans storytelling → “200k de revenus” sans explication = bruit

Le bon réflexe

Raconte ton modèle comme une machine à impact et à revenus.
Connecte chaque action à un résultat attendu, et chaque résultat à une étape stratégique.

Pose-toi ces questions:

  • Qu’est-ce qui déclenche les premiers euros ?

  • Qu’est-ce qui permet de les rendre prévisibles et récurrents ?

  • Où se situe l’effet levier de la levée ? (recrutement, distribution, techno ?)

  • Quels KPI vas-tu suivre pour prouver ta montée en puissance post-levée ?

À faire tout de suite

  • Écris en une phrase ton modèle:
    “On facture X à Y pour faire Z. C’est scalable parce que […].”

  • Rédige une timeline à 3 jalons :

    • M+3 : quoi lancé, quoi structuré
    • M+6 : quoi validé, quoi généré
    • M+12 à 18 : quoi atteint, quoi prêt pour la série suivante ou rentabilité
  • Vérifie que ta demande de financement ( bloc 10) est justifiée par ta timeline
    → Si tu lèves 600k€, on doit voir dans ce chapitre comment ils vont être utilisés et avec quel résultat attendu.

Un bon business model n’est pas “innovant”.
Il est compréhensible, exécutable, rentable et scalable.
Un bon plan n’est pas complexe.
Il est maîtrisé.

Prochaine étape logique : 9 – Barrière à l’entrée / Avantage concurrentiel.

9. BARRIÈRE À L’ENTRÉE / AVANTAGE CONCURRENTIEL

Ce que tu construis, qu’ils ne pourront ni copier, ni rattraper.

Tu peux avoir une bonne idée, un bon produit, un bon début de traction…
Mais si rien n’empêche un autre de faire la même chose que toi en mieux, plus vite ou avec plus d’argent :
Ce n’est pas encore un business investissable.

L’avantage concurrentiel, ce n’est pas une feature.
C’est ce qui rend ta boîte difficile à remplacer une fois en place.

C’est ta moat. Ta douve. Ta solidité silencieuse.

Ce que tu dois montrer

  • Ce que tu as construit (ou es en train de construire) qui ne s’achète pas facilement :

    • Techno propriétaire

    • Base de données ou usage unique

    • Communauté engagée

    • Process invisible

    • Réseau, distribution, effet de levier

    • Image de marque très nichée

    • Complexité réglementaire maîtrisée

    • Vitesse d’exécution ou focus stratégique

  • Une logique de renforcement progressif :
    Plus tu avances → plus c’est dur de te rattraper.

Ce qu’il faut éviter

  • “On n’a pas de concurrence directe”

  • “Notre UX est meilleure”

  • “On est les premiers”

  • “Notre techno est innovante” (sans preuve ou brevet)

Ces phrases ne rassurent personne.
Elles montrent que tu ne sais pas encore où est ta vraie défendabilité.

Le bon réflexe

Ne cherche pas un “moat absolu” (tu es trop tôt pour ça).
Montre que tu construis une barrière cumulative.
Donne envie de te voir accélérer ce moat grâce à la levée.

Pose-toi ces questions:

  • Qu’est-ce qui fera que dans 12 mois, un concurrent aura plus de mal à me suivre ?

  • Est-ce que mes clients sont “captifs” naturellement (usage, habitude, rétention) ?

  • Est-ce que j’accumule des données, de la tech ou des relations qu’un concurrent ne pourra pas racheter ?

  • Est-ce que ma posture de marque, ma vision ou mon ton est impossible à cloner ?

À faire tout de suite

  • Liste les 3 éléments les plus durs à copier dans ton projet aujourd’hui.

  • Pour chacun, ajoute : “Et dans 6 mois, ce sera encore plus vrai parce que […].”

  • Prépare une slide qui montre le chemin vers un moat renforcé :

    • Aujourd’hui : avantage embryonnaire

    • À 6 mois : effet cumulatif (clients, contenu, volume, UX)

    • À 12 mois : barrière réelle (network, data, marque, écosystème)

Tu ne gagnes pas parce que tu es “le meilleur aujourd’hui”.
Tu gagnes parce que tu construis quelque chose de difficile à battre demain.

Dernier bloc à venir : 10 – Demande & relation investisseurs.

10. DEMANDE & RELATION INVESTISSEURS

Tu ne demandes pas un chèque. Tu ouvres une place dans le plan.

Si tu finis ton pitch par “On cherche 800 000 €”, c’est trop tard.
Parce qu’un investisseur ne se décide pas sur le montant.

Il se décide sur ce que ça débloque, comment tu l’utilises, et ce que tu attends de lui.

Ce dernier bloc n’est pas un formulaire.
C’est une déclaration d’intention stratégique.

Tu ne conclus pas ton pitch.
Tu projettes la suite.

Ce que tu dois montrer

Le montant levé

  • Combien tu lèves exactement
  • Quelle part du capital tu es prêt à céder ?
  • Quelle valorisation tu as en tête (si tu l’annonces) ?

Use of funds clair

  • Comment ces fonds seront répartis : Produit / Recrutement / Marketing / Opérations ?
  • Quel effet de levier tu attends de chaque poste ?
  • Quelle logique derrière ce plan (priorité, séquencement, stratégie) ?

La cohérence avec ta timeline opérationnelle (cf. chapitre 8)

  • Que vas-tu atteindre avec cette levée ?
  • Quels jalons seront atteints ?
  • Quelle est l’étape suivante (rentabilité ? acquisition ?) et dans combien de temps ?

Ce que tu attends de tes investisseurs

  • Argent, oui… mais aussi :

    • Accès marché ?
    • Réseau ?
    • Expertise ?
    • Accompagnement stratégique ?
  • Quelle place pour eux dans le board, dans la gouvernance, dans la communication ?

Tu ne veux pas n’importe quel argent. Tu veux le bon partenariat.

Ce qu’il faut éviter

  • “On lève entre 500k et 1 million…” → Trop flou.

  • “On a besoin de cash pour accélérer” → Aucun fond ne mettra un ticket là-dessus.

  • “On cherche des investisseurs smart money” sans savoir ce que ça veut dire.

  • Ne pas anticiper la dilution, le cap table, ou la gouvernance.

Le bon réflexe

Montre que tu maîtrises les conséquences d’une levée.
Parle de l’argent comme un moyen, pas comme une finalité.

Pose-toi ces questions:

  • Est-ce que ce montant est justifié par mon plan ?

  • Est-ce que je sais exactement comment sera utilisé chaque tranche ?

  • Est-ce que je montre où s’arrête l’argent… et où commencent les résultats attendus ?

  • Est-ce que je sais ce que je veux d’un investisseur, et ce que je ne veux pas ?

À faire tout de suite

  • Écris cette phrase :
    “Nous levons X € pour [objectif], répartis comme suit : […]. Cette levée doit nous amener à [jalon concret] dans [durée].”

  • Détaille un Use of Funds simple et visuel :

    • 50 % Produit (tech, design)
    • 30 % Acquisition (marketing, commercial)
    • 20 % Structuration (ops, RH, juridique)
  • Prépare une slide ou un encadré “Ce que je cherche chez un investisseur”

    • Tu inverses la posture. Tu sélectionnes aussi.

Un bon investisseur n’achète pas des parts.
Il entre dans un plan qu’il comprend, auquel il croit, et qu’il peut aider à exécuter.

Et ce plan commence ici.

Tu viens de terminer la structure complète de ton pitch deck.
Tu n’as pas une présentation.
Tu as un levier de décision.

CONSTRUIRE SON DECK SANS PERDRE 40H

La méthode “Pitch Ready” pour fondateurs occupés

Tu n’es pas designer.
Tu n’es pas là pour faire des slides “waouh”.
Tu es là pour faire passer un message tellement clair qu’il fait bouger les lignes.

Un bon pitch, ce n’est pas une œuvre visuelle.
C’est un message fort, structuré, lisible, réutilisable.

Si tu as un storytelling confus, aucun slide ne pourra le sauver.

Si tu as une structure claire, même un deck Notion ou un simple Google Doc peut déclencher un rendez-vous.

Étape 1 : Écris ton pitch à l’oral (90 secondes max)

Avant toute chose : tu dois pouvoir pitcher sans support.

Fais ce test :
→ Prends ton téléphone.
→ Enregistre-toi en train de pitcher ton projet, avec les idées essentielles :

  • Ce que tu fais

  • Pour qui

  • Pourquoi maintenant

  • Comment tu gagnes de l’argent

  • Où tu veux aller

  • Ce dont tu as besoin

Tu dépasses 2 minutes ?
Tu t’embrouilles ?
Tu manques de clarté ?
Alors tu n’es pas prêt pour les slides.

Le pitch oral, c’est la synthèse brute de ton projet.
Et c’est la base de tout ce qui suit.

Étape 2 : Écris ta version “mail pitch” (test à froid)

C’est ta version texte lisible seule, qu’un investisseur peut lire dans un train ou un taxi, sans avoir besoin de toi.

Le format idéal :

  • Moins de 500 mots

  • 6 paragraphes max

  • Aucun jargon

  • Un message central : _“voici pourquoi ça mérite un call”
    _

Objectif : Si ce mail est transféré à quelqu’un d’autre, il déclenche un “oui” sans toi.

Étape 3 : Structure ton pitch en 10 blocs clairs

Maintenant que tu as ton pitch oral + ta version mail, tu vas poser les briques.

Prends les 10 blocs du chapitre 3.
Copie-les dans un doc Notion, Word ou Google Slides.
Commence à remplir chaque bloc, sans te préoccuper du design.
L’objectif : avoir une version complète de ton pitch, lisible, testable, ajustable.

Tu n’as pas encore de visuels ? Pas grave.
Tu n’as pas encore tous les chiffres ? Remplis avec des hypothèses réalistes et indique ce que tu dois valider.

Le but ici, c’est la clarté structurée. Pas la perfection.

Étape 4 : Crée une version visuelle… seulement si besoin

Tu veux lever avec des Business Angels tech, early stage, ou proches ?
→ Une version Notion bien structurée peut suffire.

Tu vises des VC plus corporate, des fonds ou tu passes en concours ?
→ OK, tu peux faire un PDF propre.

Mais dans tous les cas :

  • Ne commence jamais par Figma

  • N’embauche pas un designer avant d’avoir validé ton narratif

  • Ne vise pas un effet “wow” → vise un effet “OK, j’ai envie d’en parler”

Ta version finale peut prendre plusieurs formes :

  • Notion Deck (navigable, partageable, mis à jour en 1 clic)

  • Google Slides (clair, rapide, lisible)

  • PDF épuré (ne jamais dépasser 12 slides)

  • Mail ultra clair avec lien vers support

À faire tout de suite

  • Enregistre ton pitch oral. Réécoute-toi. Réécris jusqu’à ce que ce soit fluide.

  • Crée une version email lisible seule. Envoie-la à un ami : peut-il résumer ton projet sans t’appeler ?

  • Ouvre un doc Notion ou Slides avec les 10 blocs : remplis-les sans fioriture.

  • Pose-toi cette question :

    “Est-ce que quelqu’un que je ne connais pas peut comprendre mon projet, voir sa logique, et avoir envie de me parler… juste avec ce que je lui envoie ?”

Un pitch deck, ce n’est pas un trophée.
C’est une clé d’entrée dans une conversation sérieuse.

Et cette conversation commence avec de la clarté, pas du style.

Tu veux qu’on parle de storytelling maintenant ? Direction chapitre suivant – Storytelling de combat.

STORYTELLING DE COMBAT

Un bon pitch, c’est une succession de mini-objections retournées en désir.

Tu ne racontes pas ton histoire.
Tu construis un récit qui rend ton projet inévitable.

Le storytelling dans un pitch deck, ce n’est pas “raconter ton aventure” façon TEDx.
Ce n’est pas non plus “mettre une citation de Steve Jobs en intro”.
Et encore moins aligner des phrases inspirantes sans logique.

Un bon storytelling, c’est la structure invisible qui :

  • Rassure
  • Capte l’attention
  • Élimine les doutes
  • Et surtout : donne envie d’embarquer.

Ce qu’est (et n’est pas) un bon storytelling

Ce n’est pas :

  • Ton parcours depuis l’école jusqu’au projet
  • Une suite d’anecdotes
  • De l’émotion plaquée sur des slides froides
  • Un “je” narcissique sans impact business

C’est :

  • Une mise en tension claire (le problème)
  • Une résolution crédible (ta solution)
  • Une projection désirable (ta vision, ton ambition, ton rôle à jouer)

C’est là que tu changes la posture de ton lecteur :

“Ok, ce mec ne fait pas juste une app. Il règle un truc énorme. Et il sait où il va.”

Le triangle narratif : Tension → Solution → Projection

Voici la structure que tu dois appliquer à tout ton deck (pas juste une slide storytelling) :

  1. Tension : Ce qui ne va pas dans le monde actuel. Ce que tout le monde sent mais que peu savent exprimer.
    Chapitres 3 (problème) + 5 (timing)

  2. Solution : Comment tu y réponds avec un outil crédible, utile, activable.
    Chapitre 4 (Solution)

  3. Projection : Ce que ça ouvre comme nouveau monde, usage, vision, ambition.
    Chapitre 2 (vision) + 10 (demande)

Chaque bloc de ton pitch devrait être un bout de ce triangle, jusqu’à la boucle finale.

Utiliser ta mythologie personnelle (sans tomber dans le cliché)

Tu n’as pas besoin d’un trauma d’enfance ou d’une success story.
Tu as besoin de montrer que ce que tu construis vient de quelque chose de vrai.

Raconte :

  • Une frustration vécue
  • Une scène précise qui t’a poussé à agir
  • Un moment d’absurde ou d’impuissance qui t’a fait dire : “Ok, c’est ça le vrai problème.”
  • Une conviction qui t’habite depuis longtemps, même si elle est à contre-courant

Ce que tu cherches ici, ce n’est pas l’émotion gratuite.
C’est le lien direct entre ta vie et ta vision.

“Il sait de quoi il parle, et il a décidé d’y aller.”

Construire un flow qui donne envie de lire jusqu’à la fin

Un bon pitch, ce n’est pas linéaire.

C’est un enchaînement dynamique de :

  • Messages forts
  • Tensions bien placées
  • Phrases qui posent des questions dans la tête du lecteur
  • Et des réponses qui tombent… juste après

Ta slide doit dire :

“Tu veux savoir ce que je vais en faire ? Va à la suivante.”
“Tu veux savoir pourquoi c’est maintenant ? Attends 30 secondes.”
“Tu veux voir ce que ça peut donner ? Regarde le closing.”

Écris avec un rythme.
Montre que tu maîtrises la narration de ton business comme un CEO maîtrise un plan d’exécution.

À faire tout de suite

  • Réécris chaque slide pour qu’elle réponde à une objection silencieuse.
    Ex : “Pourquoi eux ?” → slide équipe
    “Pourquoi maintenant ?” → slide timing
    “Et ensuite, il se passe quoi ?” → slide vision

  • Relis ton pitch à voix haute :
    → Est-ce que tu as envie de connaître la slide d’après à chaque fin de bloc ?
    → Sinon, retravaille la transition narrative.

  • Supprime toute slide ou tout paragraphe qui ne répond à aucune tension ou aucune envie.

Tu veux qu’on croie en toi ?
Alors raconte un projet qui dépasse ton produit.

Et construis une histoire qu’on retient… et qu’on a envie de raconter à son tour.

On enchaîne avec chapitre 6 – Comprendre la relation investisseur (avant, pendant, après) ?

COMPRENDRE LA RELATION AVEC L’INVESTISSEUR

Avant / Pendant / Après : La vraie dynamique que tu dois piloter.

Lever des fonds, ce n’est pas “réussir à convaincre”.
C’est établir une relation stratégique durable.

Et cette relation se prépare, se teste, se cadre.

L’erreur classique : croire qu’un investisseur, c’est “juste pour l’argent”.

La vérité : c’est une association long terme, avec des impacts sur ta boîte, ton tempo, ta gouvernance, ta vision.

Tu ne lèves pas juste des fonds.
Tu intègres un humain ou un fonds dans ton cercle de décision.
Et ça, tu dois le choisir.

Avant : Tu attires et tu filtres

Ici, tu ne “prospectes” pas. Tu ne spammes pas des pitchs.
Tu t’exposes avec clarté, tu rends ton projet lisible, et tu laisses les bons se manifester.

Un bon investisseur ne se laisse pas convaincre.
Il s’intéresse, pose des questions, demande à creuser.

Et toi ?
Tu dois filtrer :

  • Est-ce qu’il comprend ton tempo ?
  • Est-ce qu’il a l’habitude de ton type de modèle ?
  • Est-ce qu’il est aligné avec ton niveau de risque ?
  • Est-ce qu’il a déjà aidé quelqu’un comme toi ?

Préparer un pitch, c’est bien. Mais préparer les bonnes questions à poser à un investisseur ? C’est ce qui fait la différence.

Pendant : Tu observes et tu testes (ce n’est pas une soutenance)

Là, tu ne fais pas un entretien d’embauche.

Tu présentes, oui.

Mais tu regardes aussi :

  • Ce qu’il valorise (tech ? traction ? toi ?)

  • Sa posture (curieuse ? rigide ? dans le détail ou dans le macro ?)

  • Ses réactions émotionnelles (enthousiasme sincère ou scepticisme poli ?)

  • S’il t’imagine comme exécutant ou partenaire

Et surtout : tu poses des limites.
Tu montres que tu as un cadre.
Tu ne “te vends” pas.
Tu invites à rejoindre une aventure.

Après : Tu consolides et tu structures

La levée, ce n’est pas la fin. C’est le début de la vraie relation.

Tu dois dès maintenant :

  • Établir un cadre de reporting clair

  • Définir la fréquence et la qualité des échanges

  • Anticiper les tensions de gouvernance (board, décisions stratégiques, next steps)

  • Créer un rapport de confiance où tu peux dire la vérité, même quand ça ne va pas

Un investisseur impliqué, ça peut sauver ta boîte en moment critique.
Un investisseur mal aligné peut bloquer ta croissance ou saboter la dynamique.

Types d’investisseurs et postures à connaître

  1. Sleeping partner
    → Il met le ticket. Il ne veut pas t’embêter. Il veut un reporting propre et un exit.

  2. Board player
    → Il veut participer, cadrer, accompagner, challenger. Il veut de l’impact mais reste à sa place.

  3. Operator / Mentor
    → Il connaît ton secteur, il a vécu ce que tu vis, et il peut t’aider vraiment. Parfois précieux, parfois trop impliqué.

Aucun n’est “mauvais”.
Mais tu dois savoir ce que tu veux. Et ce que tu ne veux pas.

L’alignement comme critère non-négociable

C’est le seul critère vraiment vital.

  • Alignement de vision

  • Alignement de tempo

  • Alignement de gouvernance

  • Alignement humain

Tu n’as pas besoin d’un “gros nom”.
Tu as besoin d’un partenaire qui :

  • Comprend ta logique

  • Soutient dans les moments durs

  • T’aide à préparer la suite

  • Te respecte en tant que CEO, pas exécutant.

À faire tout de suite

  • Liste les 3 qualités non-négociables que tu attends d’un investisseur

  • Prépare 5 questions à poser à chaque meeting, pour filtrer plus que pour séduire

  • Prends contact avec 2 fondateurs qui ont levé auprès de ton investisseur cible :
    → Comment s’est passé le “après” ?

Lever des fonds, c’est prendre un associé silencieux… mais influent.
Et ça, tu ne le choisis pas à la légère.

Prêt à voir comment tu peux pitcher sans slides, avec d’autres formats puissants ?
Voici
: Les formats alternatifs !

1. Pitch Notion

→ Hyper puissant pour les investisseurs exigeants et structurés

C’est un format de plus en plus utilisé, surtout en seed.
Tu construis une page Notion qui reprend les 10 blocs clés (cf. chapitre 3), avec :

  • Du texte court
  • Des visuels légers
  • Des liens cliquables (demo, site, article, presse…)
  • Une navigation fluide

Avantages :

  • Facile à mettre à jour
  • Lisible sur mobile
  • Peut être partagé sans PDF
  • Montre ton sens de la clarté

Idéal quand tu veux faire circuler le pitch sans perdre le contrôle.

2. Audio pitch / voice memo

→ Parfait pour les approches personnelles, les 1-to-1, les intros réseau

Tu prends ton téléphone.
Tu parles 2 minutes (pas plus!), à chaud, à fond.
Tu expliques ce que tu fais, pourquoi maintenant, et ce que tu veux.

C’est simple. Brut. Et ça humanise ton pitch instantanément.

Avantages :

  • Tu montres ton énergie, ton drive, ton clarté
  • Tu crées de la proximité
  • Tu captes l’attention dans un monde saturé de slides

À envoyer juste après une intro ou un message LinkedIn personnalisé.

3. Pitch vidéo

→ À utiliser si tu es toi-même une partie de la valeur du projet

Tu es à l’aise face caméra ?
Tu sais parler avec intensité, simplicité, impact ?
Alors fais une vidéo de 2 à 3 minutes.

Tu n’as pas besoin d’un studio.
Tu as besoin :

  • D’un plan clair
  • D’un bon son
  • D’un regard caméra sincère
  • D’un fond propre
  • Et d’un débit maîtrisé

Avantages :

  • Impact fort si tu es ta propre marque
  • Montre ton niveau d’incarnation du projet
  • Différenciant sur des cibles difficilement joignables

4. Email pitch narratif (cold outreach)

→ Pour attaquer à froid, sans lien préalable

Format classique, mais trop souvent mal utilisé.

Tu veux créer une accroche sans deck ?

Fais un email en 4 paragraphes :

  1. Contexte : pourquoi tu l’écris
  2. Problème : clair, réel, coûteux
  3. Solution : simple, crédible
  4. Demande : “On lève X pour Y. Voici notre Notion pitch. Tu veux en discuter ?”

Avantages :

  • Ultra rapide à lire
  • Peut être transféré sans rien perdre
  • Crée l’envie sans tout dévoiler

Le combo gagnant : Notion + email + 2 min audio

Tu veux faire mouche dès le premier envoi ?
Assemble ce triptyque :

  • Un email clair avec la tension + la solution + l’intention de levée
  • Un lien vers ton pitch Notion complet et structuré
  • Une note vocale personnalisée si le contexte est propice

Tu montres que tu maîtrises :

  • Ton message
  • Ton rythme
  • Ta posture
  • Et surtout… ton intelligence relationnelle

À faire tout de suite

  • Crée un doc Notion basé sur les 10 blocs du chapitre 3 → garde-le simple, aéré, élégant
  • Rédige une version “email narratif” de ton pitch en 500 mots max
  • Enregistre un pitch audio de 2 min → sans montage, sans filtre → test d’authenticité
  • Choisis 2 à 3 cibles investisseurs et teste ce combo dans la vraie vie

Tu n’as pas besoin d’un beau deck.
Tu as besoin d’un message qu’on écoute, qu’on comprend, et qu’on a envie de relayer.

Et parfois, la forme la plus efficace est aussi la plus humaine.

Bonus : Combine ces formats comme un tunnel de vente

Tu ne choisis pas un format au hasard.
Tu les enchaînes comme un funnel intelligent, selon le niveau d’engagement de ton interlocuteur.

Exemple d’approche progressive :

  1. Email pitch narratif
    → But : capter l’attention, déclencher l’intérêt, obtenir un clic

  2. Lien vers pitch Notion
    → But : transmettre l’info complète, en autonomie, à froid

  3. Voice memo ou vidéo
    → But : personnaliser, créer de l’émotion, déclencher un call

  4. Call ou visio
    → But : transformer l’intérêt en relation

  5. Pitch deck classique (optionnel)
    → But : matérialiser la levée, les chiffres, l’equity, les conditions

À ce stade, tu n’envoies pas “ton pitch”, tu fais avancer une conversation stratégique.

Et dans ce jeu-là, c’est la progression intelligente des formats qui fait la différence.

On passe au chapitre 8 – La checklist du pitch qui ferme des rendez-vous ?

LA CHECKLIST DU PITCH QUI CLOSE DES RENDEZ-VOUS

Avant d’envoyer ou de pitcher, pose-toi ces questions :

Tu n’as qu’une seule chance pour faire bonne impression.
Et surtout, tu ne veux pas avoir un retour qui dit “intéressant, mais je ne vois pas assez clair…”

Avant d’envoyer ton pitch deck (quel que soit le format), passe ce test. Sans triche.

Chaque “non” = une perte de temps potentielle.
Chaque “oui” = un pas vers la conversion.

1. Mon deck peut-il être compris sans moi ?

  • Est-ce qu’un investisseur qui lit mon pitch à froid comprend mon activité, ma cible, mon ambition ?

  • Est-ce qu’il peut le résumer à un partenaire sans me trahir ?

  • Est-ce que mes slides / blocs / paragraphes se suffisent à eux-mêmes ?

Si tu dois être là pour tout expliquer, c’est que tu n’as pas encore pitché. Tu as juste parlé.

2. Mon “use of funds” est-il aligné avec une vraie stratégie ?

  • Est-ce que chaque euro levé débloque une étape claire (recrutement, lancement, acquisition, etc.) ?

  • Est-ce que je montre ce que je fais dans les 3 / 6 / 12 mois ?

  • Est-ce que je lie mes dépenses à des KPI ou des résultats mesurables ?

Un bon investisseur ne finance pas un besoin. Il finance un plan.

3. Mon “equity story” est-elle lisible ? (cap table propre + dilution maîtrisée)

  • Est-ce que je sais qui possède quoi aujourd’hui ?

  • Est-ce que je montre comment évolue la répartition après la levée ?

  • Est-ce que la dilution est cohérente avec le stade et l’ambition ?

  • Est-ce que je sais quelle sera la prochaine étape d’equity (série A, BSAs, pool talent) ?

Si ton investisseur ne comprend pas l’histoire du capital, il ne mettra pas le sien.

4. Ai-je formalisé ce que j’attends de mon investisseur ?

  • Est-ce que je suis clair sur les attentes non financières (réseau, soutien, board, expertise) ?

  • Est-ce que je sais quel type d’investisseur je veux ou ne veux pas ?

  • Est-ce que je peux formuler ça en une phrase dans le pitch ?

Ce n’est pas parce que quelqu’un a de l’argent qu’il mérite une place à ton cap table.

5. Ai-je répondu à une envie, pas à une question ?

  • Est-ce que je déclenche une projection mentale ?

  • Est-ce que je montre un monde meilleur, une vraie transformation, une vision excitante ?

  • Est-ce que mon pitch donne envie d’embarquer, ou juste d’analyser ?

Tu ne veux pas juste qu’on comprenne. Tu veux qu’on dise : “Je veux en faire partie.”

À faire tout de suite

  • Reprends ton pitch (ou ta version Notion / mail / slides) et note OUI ou NON en face de chaque point.
  • Pour chaque “non” → réécris le bloc concerné avant de l’envoyer à qui que ce soit.
  • Si tu veux aller plus loin : fais lire ton pitch à quelqu’un qui ne connaît pas ton projet et demande-lui de te le résumer.

Tu ne veux pas envoyer un “pitch”.
Tu veux provoquer un rendez-vous qualifié.
Et pour ça, tu dois verrouiller la clarté, la logique et l’envie.

On passe au chapitre 9 – Les erreurs qui tuent en silence ?

LES ERREURS QUI TUENT EN SILENCE

Ce qu’on ne te dira jamais… mais que tout le monde voit.

Personne ne t’écrira :

“Je ne t’ai pas rappelé parce que ton pitch m’a perdu.”
Ou : “On n’a pas avancé car on n’a rien compris à ta vision.”

Mais c’est ce qui se passe. Tous les jours.
En silence.
En fond de boîte mail.

Parce que l’investisseur ne perd pas de temps à t’expliquer pourquoi il passe.
Il passe. Point.

Et toi, tu te retrouves à croire que “ça n’était pas le bon moment”.
Alors qu’en réalité, ton pitch a déclenché tous les signaux faibles qui font fuir.

Voici les 5 erreurs invisibles mais fatales.

Trop de slides = pas de conviction

Si tu as besoin de 20 slides pour expliquer ton projet,
c’est que tu ne le maîtrises pas encore.

Un pitch deck, ce n’est pas une plaquette.
C’est une démonstration de clarté, de focus, et de décision.

Trop de contenu = impression d’indécision
Trop de complexité = impression d’instabilité
Trop de storytelling = impression de poudre aux yeux

Moins de 12 slides. Une idée par slide. Pas de gras.

Vision floue = absence de leadership

Si ton pitch ne montre pas où tu veux aller dans 18 mois, l’investisseur comprendra que tu es en train de tâtonner.

Même si ton projet est early, tu dois avoir :

  • Une vision claire de la transformation que tu veux apporter
  • Une ambition concrète, même si elle évoluera
  • Un point B visible, même si le chemin A→B n’est pas encore tout tracé

Sans ça, tu ne sembles pas en construction. Tu sembles en recherche.
Et on n’investit pas dans quelqu’un qui cherche encore ce qu’il veut faire.

Absence de plan post-levée = signal rouge

Si tu ne montres pas ce que tu fais avec l’argent…
Ne t’étonne pas qu’on ne veuille pas te le donner.

Tu dois montrer :

  • Quoi faire avec les fonds

  • En combien de temps

  • Pour atteindre quel jalon

  • Avec quel effet de levier

Pas de plan = pas de crédibilité = pas de chèque.

“Je veux lever pour aller plus vite” = la phrase qui t’élimine à 90 %.

Demande sans storytelling = levée impossible

Une demande sans narration = une annonce LeBonCoin.
“Je vends 10 % de ma boîte pour 500k€.”

Non.

Tu ne demandes pas de l’argent.
Tu projettes une aventure.
Tu montres comment l’investisseur peut participer à un scénario clair, ambitieux, réalisable.

Tu dois vendre :

  • Une vision

  • Une mécanique

  • Un timing

  • Un rôle

Pas juste une part de capital.

Cap table illisible = déconnexion complète

Tu veux lever 1M€.
Mais personne ne comprend qui détient quoi, ni ce que vaudra leur part dans 2 ans.

C’est non.

Ton cap table doit :

  • Être propre

  • Être lisible

  • Être réaliste (pas 5 associés à 20 % chacun en pré-seed)

  • Montrer ce que tu vises comme trajectoire d’equity

Un investisseur ne met pas 200k€ dans une boîte si le futur de son % de capital est flou dès le départ.

À faire tout de suite

  • Reprends ton pitch et vérifie :
    • Slide count < 12

    • Vision claire exprimée en une phrase

    • Timeline post-levée visible

    • Demande + storytelling alignés

    • Cap table clean + dilution maîtrisée

Et si tu veux être sûr : fais-le lire par quelqu’un qui a levé récemment. Il te dira ce que toi, tu ne vois plus.

Ton pitch peut te faire lever.
Mais mal calibré, il peut aussi te faire perdre 6 mois sans retour.
Ne laisse aucune erreur silencieuse te saboter.

On termine avec chapitre 10 – Ressources & outils ?

RESSOURCES & OUTILS

Ce que tu peux recopier. Pas pour réfléchir. Pour avancer.

Tu as maintenant :

  • La méthode

  • La structure

  • Le mindset

  • Le flow narratif

Maintenant, tu as besoin des bons supports pour passer à l’action.
Pas de templates figés.
Des outils vivants, adaptables, orientés résultat.

Voici ce que tu peux utiliser dès maintenant pour transformer ce guide en pitch opérationnel.

Pitch Builder Notion (10 blocs prêts à compléter)

Une page Notion structurée avec les 10 blocs du chapitre 3.

  • Tu n’as plus qu’à remplir chaque section

  • Tu peux le dupliquer, tester plusieurs versions

  • Tu peux l’envoyer en lien privé à un investisseur

  • C’est ton support central jusqu’à la version finale

C’est aussi ton brouillon permanent. Ton terrain de jeu. Ton canevas d’itération.

Template de mail d’approche investisseur

Un modèle de cold email structuré, testable en 5 min.

Inclut :

  • Une accroche claire
  • Une narration minimaliste
  • Une formulation de demande explicite
  • Le lien vers ton pitch Notion ou PDF

Tu peux l’adapter à LinkedIn, à une intro réseau, à un follow-up post call.

Exemple:

Objet :
[Nom du projet] – Une approche nouvelle pour [marché ciblé]

Message :
Bonjour [Prénom],

Je me permets de vous écrire car je pense que ce que nous développons chez [Nom de la startup] pourrait vous intéresser.

Aujourd’hui, [type de client] perdent [temps / argent / efficacité] à cause de [problème clair].
Nous avons conçu une solution simple, éprouvée, et déjà en usage : [phrase d’une ligne sur la solution].

En 6 mois, on a :

  • [Chiffre fort #1]
  • [Validation #2]
  • [Premier effet traction ou usage réel #3]

Nous levons actuellement [X €] pour [objectif clair : industrialiser, recruter, lancer, accélérer…], avec un plan précis sur les 12 prochains mois.
Tout est synthétisé ici → [lien Notion ou lien PDF] (lecture : 4 min, structure : ultra claire)

Si cela vous intrigue, je serais ravi d’échanger 20 minutes pour en discuter.

Bien à vous,
[Prénom Nom]
Fondateur – [Nom du projet]
+33 6 XX XX XX XX
www.[tonsite].com | Deck : [notion.link]

Version LinkedIn simplifiée :

Bonjour [Prénom],
Je lance [Nom du projet], une solution pour [cible] qui perdent [X] à cause de [problème].
On commence à avoir une belle traction, et je cherche des investisseurs alignés pour aller plus loin.
Si l’early stage vous parle, je vous envoie notre pitch Notion ? (4 min max à lire)
À dispo si curieux.

Use of Funds + Timeline à dupliquer

Un tableau clair et modifiable pour connecter financement & action

Tu y poses :

  • Les postes budgétaires clés (produit, recrutement, acquisition, etc.)

  • Les pourcentages affectés

  • Les livrables attendus à 3 / 6 / 12 mois

  • Les KPI cibles associés

Parfait pour valider que ta demande est cohérente avec ta stratégie.

EXEMPLE – Use of Funds + Timeline à dupliquer

Montant levé visé : 600 000 € – Objectif : accélération produit + acquisition clients

Poste budgétaireMontant alloué% du total levéObjectif associé
Développement produit210 000 €35 %Lancer V2 + stabilité plateforme + outils internes
Acquisition / Growth180 000 €30 %Générer 3 000 leads qualifiés + CAC maîtrisé
Recrutement (tech + ops)120 000 €20 %3 profils clés onboardés (dev, support, ops)
Structuration & légal30 000 €5 %Mise en place gouvernance + RH + board pack
Cash buffer & imprévus60 000 €10 %Sécurité 6 mois ou opportunité non prévue

Timeline opérationnelle (post-levée)

Période: M+3 Livrables Embauche CTO & Growth Lead

KPI cibles:

  • Lancement campagne d’acquisition v1
  • Refonte onboarding client | - 1 000 leads captés
  • 500 utilisateurs actifs
  • CAC < 40 € |
    | M+6 | - V2 du produit en ligne
  • 2 canaux d’acquisition stabilisés
  • Premier client mid-market onboardé | - 5 000 utilisateurs
  • 100 clients payants
  • Taux de churn < 10 % |
    | M+12 | - Automatisation du funnel
  • Passage au modèle SaaS full self-service
  • Structuration du board + plan ESOP | - 250 clients actifs
  • 25 000 € MRR
  • Série A amorcée / rentable selon scénario |

Pourquoi ce format fonctionne :

  • Il montre que tu sais piloter de l’argent.
  • Il connecte chaque euro à une action concrète.
  • Il donne un horizon clair à ton investisseur sur ce qu’il finance vraiment.
  • Il sert aussi de base pour ton reporting post-levée.

Cap table évolutive + exemple de mouvements d’equity

Un fichier simple pour modéliser ton capital avant / après la levée

  • Version à jour du cap table
  • Visualisation de dilution (par levée ou scénario)
  • Ajout de pool talent, ESOP, advisors, etc.
  • Exemple de trajectoire equity réaliste

Tu veux rassurer un investisseur ? Montre que tu maîtrises ton equity.

Exemple – Cap Table Évolutive + Mouvements d’Equity

Cap table AVANT levée (Seed)

Posture actuelle – pré-levée 600 000 € sur une base de 2,4 M€ pre-money

Nom / StructureRôle% capitalParts (sur 100 000)
Fondateur 1 (CEO)Founder60 %60 000
Fondateur 2 (CTO)Cofounder25 %25 000
Advisor 1 (BSPCE)Advisory Board2 %2 000
ESOP (non attribué)Future team5 %5 000
Total pré-investissement92 %92 000
Fonds levé (à venir)Seed round8 %8 000
Total post-investissement100 %100 000

Note : levée de 600 000 € = 8 % post-money sur base de 7,5 M€ fully diluted (incluant ESOP)

Projection post-Série A (18 mois plus tard)

Hypothèse : levée de 3 M€ avec 20 % cédé

Nom / StructureRôle% post-A
Fondateur 1CEO45 %
Fondateur 2CTO18 %
Seed investorsBusiness Angels6,4 %
Série A (Nouveau VC)Lead investor20 %
ESOP attribuéTeam / recruits10 %
Advisor & board membersBSPCE0,6 %

Lecture rapide :

  • Les fondateurs gardent 63 % à deux, post-Série A → très bon signal
  • ESOP bien calibré = levier de recrutement à moyen terme
  • Le seed investor n’est pas massivement dilué, ce qui favorise l’adhésion
  • L’ensemble reste clair, pilotable, équilibré

Pourquoi ça rassure :

  • Tu montres que tu as anticipé ta trajectoire equity, et que tu n’as pas sur-dilué en early stage
  • Tu montres que tu prévoyais déjà un pool ESOP, donc tu es structuré
  • Tu montres que tu sais négocier sans te faire absorber, même avec des tours successifs
  • Tu maîtrises le “fully diluted” thinking → indispensable en pré-série A

À faire tout de suite

  • Construis une version de ton cap table sous Google Sheets avec :
    • Onglet “Avant levée”
    • Onglet “Après seed”
    • Onglet “Projection Série A”
  • Prévois une ligne ESOP dès maintenant si tu veux recruter et rassurer sur la gouvernance
  • Prépare une visualisation simple (camembert ou barre empilée) à inclure dans ton pitch ou annexes

AUTO-ÉVALUATION – Suis-je prêt à envoyer mon pitch deck ?

Mode d’emploi :
Coche chaque critère uniquement si tu es capable de le justifier devant un investisseur sans hésiter.
Si tu hésites ou si tu “penses que c’est bon”, ne coche pas.
Score final : si tu fais moins de 10/12, retravaille. Tu n’es pas prêt.

CLARTÉ

  1. Mon pitch peut être lu et compris sans moi (version deck, Notion ou email)

  2. Chaque bloc de mon pitch répond à une question clé ou une tension concrète

STRUCTURE

  1. Mes 10 blocs fondamentaux sont présents et logiquement enchaînés

  2. Mon deck ou support fait moins de 12 slides ou équivalent (si Notion)

STRATÉGIE

  1. Mon “Use of Funds” est précis, séquencé, et connecté à ma timeline d’action
  2. Ma demande de financement est cohérente avec mes objectifs et KPI projetés

VISION

  1. Je suis capable d’expliquer pourquoi maintenant ce projet doit exister

  2. Ma vision est formulée en une phrase, claire, mémorisable et différenciante

CONVICTION

  1. J’ai anticipé les principales objections (concurrence, modèle, gouvernance…)

  2. Mon storytelling donne envie d’en parler à un tiers

ALIGNEMENT INVESTISSEUR

  1. Je sais exactement ce que j’attends d’un investisseur (au-delà du cash)

  2. Mon cap table est propre, lisible, et je maîtrise les conséquences de la levée

SCORE

Total /12 : ____
10 à 12 : tu peux envoyer ton pitch avec confiance.
8 à 9 : retravaille les points faibles avant d’engager un fonds sérieux.
<8 : ne perds pas ton temps ni celui des autres. Reviens à la table de travail.

À faire maintenant

  • Planifie 90 minutes pour faire ta V1 complète

  • Envoie-la à 1 fondateur + 1 investisseur que tu respectes, et demande :

    “Est-ce que tu aurais envie d’en savoir plus, ou de forwarder ça à quelqu’un ?”

Apprendre seul ou s’entourer ?

Construire une startup, c’est un marathon.
Chaque étape demande de nouvelles compétences, un mindset différent, et une capacité à absorber une quantité énorme de connaissances.

Mais un founder peut-il tout apprendre seul ?

Deux approches s’opposent :

1. Apprendre tout seul : Un chemin long et coûteux

Devenir un expert dans chaque domaine… au prix de précieuses années.

Lire des dizaines de livres et études de cas
Appliquer sur le terrain, échouer, recommencer
Apprendre par soi-même les finances, la structuration, la stratégie d’Exit
Passer du temps à comprendre le langage des investisseurs
Prendre des décisions complexes sans accompagnement

Les limites de cette approche :

  • Une perte de focus → Chaque heure passée à apprendre est une heure de moins sur l’exécution
  • Des erreurs coûteuses → Chaque mauvaise décision retarde la croissance
  • Un risque d’isolement → Sans regard extérieur, on tourne parfois en rond

J’ai fait ce chemin plusieurs fois. Ça m’a pris 20 ans d’entrepreneuriat.
Si c’est vraiment ta voie, j’ai fais d’autres guides qui vont te faire gagner du temps:
-Entreprendre n’est peut-être pas pour toi !
-Choisir ses associés, puis sécuriser et pérenniser la relation !
-Faire un vrai MVP et juste un MVP, pas une usine à gaz !
-Es-tu sûr d’atteindre le Product Market Fit ?
Et bien d’autres…

2. S’entourer : Accélérer et maximiser ses chances de succès

Le founder n’a pas besoin de tout savoir. Il doit savoir bien s’entourer.

Avoir un board expérimenté qui parle le langage des investisseurs
Gagner du temps en évitant les erreurs classiques
Être challengé par quelqu’un qui connaît les étapes et les attentes du marché
Rassurer les actionnaires et les investisseurs sur la capacité à scaler
Se concentrer sur son cœur de métier pendant qu’un expert structure l’ensemble

Les avantages de cette approche :

  • Un gain de temps énorme → Pas besoin de tout apprendre par soi-même
  • Une exécution plus fluide → Moins d’erreurs, une structuration plus rapide
  • Un accès direct à des conseils et une vision stratégique

3. Mon rôle : Un tiers de confiance pour franchir les étapes

Ma mission est d’accélérer la réussite des startups et de les aider à franchir les étapes sans perdre en performance.

Pourquoi les founders font appel à moi ?
J’intègre le board pour structurer l’entreprise et parler aux investisseurs
J’assure la capacité de la boîte à aller plus loin sans diluer son focus
Je suis un tiers de confiance entre les actionnaires, les investisseurs et l’équipe dirigeante
Je permets aux founders d’échanger en toute transparence sur leurs défis et ambitions

Ils peuvent me contacter à tout moment pour partager un problème, une idée, une inquiétude ou simplement parler de leur projet.

Conclusion : Apprendre seul ou s’entourer ?

Le founder qui apprend tout seul mettra des années à maîtriser ce qui peut être acquis en quelques mois avec le bon accompagnement.
Un board bien construit avec un tiers expérimenté permet de franchir les étapes plus vite et avec plus de sécurité.
Le choix est simple : passer 20 ans à tout apprendre ou s’entourer pour réussir plus vite et plus efficacement.

Prêt à passer à l’étape suivante ?

Discutons de ton projet.

Jérôme SAGEAUX : Entrepreneur, Business Angel, Board Advisor, Président d’incubateur/accelérateur & Mentor de Startups

Qui suis-je et pourquoi j’ai écrit ce guide ?

Je suis entrepreneur depuis près de 25 ans. J’ai fait toutes les erreurs possibles, j’ai levé des fonds, structuré des boîtes, fait des exits et appris à la dure ce qui fait la différence entre une startup qui réussit et une startup qui meurt.

Aujourd’hui et depuis plus de 10 ans, j’accompagne les fondateurs en tant que Business Angel et Board Advisor

Ma mission ?
Te faire gagner du temps en évitant les pièges classiques.
T’aider à franchir les étapes avec méthode et efficacité.
T’offrir le recul et l’expertise pour prendre de meilleures décisions.

T’as une question sur ta startup ? Une difficulté ? Un doute ?
Écris-moi. Ce guide est un point de départ, pas une fin en soi.

Tu veux plus de contenus ?

Mon profil LinkedIn: https://www.linkedin.com/in/j-sgx/
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1- Suis-moi ou connecte-toi avec moi pour que nous puissions échanger si c’est pas déjà fait.
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