Dès le premier échange il a pointé le moove de la prochaine étape. Rapide, efficasse et business oriented.
Samba D. Public-pilot
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La répartition du capital n'est pas une négociation entre associés. C'est l'acte fondateur qui révèle ce que vous pensez vraiment de vos cofondateurs et ce que…
La répartition du capital n'est pas une négociation entre associés. C'est l'acte fondateur qui révèle ce que vous pensez vraiment de vos cofondateurs et ce que vous attendez d'eux pour les 7 à 10 années qui viennent.
La plupart des erreurs sur la cap table se commettent dans les premières semaines, avec de bonnes intentions et de mauvaises références : « j'ai eu l'idée », « j'ai commencé avant », « j'ai plus d'expérience ». Ces arguments semblent raisonnables. Ils sont structurellement faux dans le contexte d'une startup. Dans une startup, la valeur ne vient pas de l'origine de l'idée. Elle vient de l'exécution.
Ce document est fait pour vous aider à structurer ce sujet correctement avant qu'il ne devienne un problème.
Table de Matières:
1. L’erreur fondatrice à éviter absolument
2. Ce que votre cap table dit aux investisseurs
3. Le principe fondateur: l'égalité comme point de départ
4. L'idée ne vaut rien sans l'exécution: cessez de la survaloriser
5. Le vesting: votre seul vrai mécanisme de protection
6. Gouvernance: la simplicité décisionnelle avant tout
7. Le kit d'exécution du founder: ce que vous devez faire maintenant
Un cofondateur qui se sent structurellement sous-valorisé ne vous le dira pas immédiatement. Il le manifestera quand la pression montera, au moment où vous avez le moins de bande passante pour gérer un problème d'équipe. Les justifications seront toutes orientées vers le passé : qui a eu l'idée, qui a commencé en premier, qui a plus d'expérience, qui prend moins de salaire.
Or une startup ne se construit pas sur le passé. Elle se construit sur la capacité à exécuter dans la durée. Ce que vous évaluez au moment du split, c'est un engagement futur, pas une récompense passée.
• Moins d'intensité dans l'exécution du co-founder sous-valorisé
• Frustration silencieuse qui se transforme en conflit ouvert sous pression
• Décisions bloquantes en board sur des sujets qui n'auraient pas dû l'être
• Équipe moins solide exactement au moment où la solidité est le plus nécessaire
Règle à retenir
Une petite part de rien reste rien. Démotiver un co-founder pour « protéger » quelques points de capital est presque toujours un mauvais calcul à long terme.
| La valeur ne se protège pas en concentrant le capital, elle se crée en maintenant un niveau d'engagement maximal dans toute l'équipe. |
|---|
Un investisseur lit la cap table comme un test de caractère. Il y voit comment vous valorisez vos associés, quelle confiance vous avez en leur contribution future, et si la dynamique relationnelle de l'équipe est saine.
Concrètement : si un cofondateur clé détient une part très faible, un VC lira l'une de ces trois interprétations :
• Les cofondateurs ne sont pas au même niveau et le CEO le sait
• Certains membres ne sont pas considérés comme essentiels à l'exécution
• La structure relationnelle est déjà déséquilibrée avant le premier euro investi
Ce signal peut abîmer la crédibilité de votre dossier avant même d'entrer dans le fond du pitch.
| Un split déséquilibré envoie : • L'équipe n'est pas de même niveau • Certains membres ne sont pas essentiels • La structure relationnelle est fragilisée | Un split équilibré et vesté envoie : • Équipe alignée, reconnaissance mutuelle réelle • Engagement crédible dans la durée • Gouvernance pensée pour résister aux tensions |
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La règle opérationnelle est claire : entre cofondateurs, le partage égal (ou très proche de l'égalité) doit être le point de départ, pas un compromis de dernière minute. C'est une logique d'alignement des incitations à long terme.
Signal d'alerte à ne pas ignorer
Si vous hésitez fortement à donner une part égale à quelqu'un, la vraie question n'est peut-être pas « combien lui donner ? »
| La vraie question est : « est-ce bien la bonne personne pour cofonder avec moi ? » |
|---|
| Un split trop bas est souvent le symptôme d'un doute sur la personne, pas sur les pourcentages. |
| --- |
Survaloriser l'idée initiale est le biais le plus courant et le plus coûteux dans la structure du capital fondateur. Une startup ne gagne pas parce qu'une idée est née. Elle gagne parce qu'une équipe la transforme en produit, en traction, en marché. L'idée sans l'exécution ne vaut rien.
Principe actionnable
Ne structurez pas le capital comme une récompense du passé. Structurez-le comme un engagement sur la création de valeur future.
| Celui qui a eu l'idée il y a six mois et celui qui a rejoint l'équipe pour construire le produit ont un impact potentiel comparable sur les 5 prochaines années. La cap table doit refléter cette réalité, pas l'histoire originale. |
|---|
La réponse au risque n'est pas un split déséquilibré, c'est un vesting correctement structuré. C'est le seul outil qui protège la société sans trahir l'esprit de partenariat.
| Paramètre | Valeur |
|---|---|
| Durée totale | Vesting sur 4 ans |
| Cliff | 1 an (0 % acquis en cas de départ avant 12 mois) |
| Acquisition au cliff | 25 % acquis au bout d'1 an |
| Acquisition post-cliff | Mensuelle, à raison de 1/48e par mois |
| Acquisition totale | 100 % au bout de 4 ans |
Ce mécanisme vous permet de traiter vos cofondateurs comme des partenaires de premier rang, tout en protégeant la société si l'un d'eux part trop tôt. C'est le bon équilibre entre confiance et protection. Un investisseur qui ne voit pas un vesting propre se pose immédiatement des questions sur la maturité de gouvernance de l'équipe.
Ce qu'un founder ne devrait pas faire
Ne pas mettre de vesting en espérant que « tout se passera bien ». Ce n'est pas une question de confiance, c'est une question de gouvernance saine. Même les meilleures équipes peuvent connaître des départs imprévus. Le vesting protège tout le monde.
Avant une levée significative, il est fortement recommandé que seul le CEO détienne le siège au board. L'objectif n'est pas d'exclure les autres cofondateurs, c'est d'éviter que des tensions humaines deviennent immédiatement des blocages de gouvernance au pire moment.
En phase early stage, la simplicité de gouvernance vaut plus que la sophistication. Une structure de board complexe avant la première levée de fonds est un facteur de risque, pas un signe de maturité. Si un cofondateur quitte la société, vous ne voulez pas que ce départ génère une crise de gouvernance.
| Éviter | Viser | Timing |
|---|---|---|
| Absence de règles sur le départ d'un cofondateur | Scénarios de départ prévus dans les statuts | Constitution de la société |
| Gouvernance complexe comme signal de maturité | Fluidité décisionnelle = force, pas faiblesse | Permanent |
Si vous êtes en train de structurer votre startup ou si vous n'avez pas encore formalisé la cap table, voici les décisions à prendre maintenant, dans cet ordre :
Partez du principe de l'égalité. Écartez-vous seulement si un écart de contribution future est objectivement démontrable.
4 ans, cliff 1 an, acquisition mensuelle du solde. Aucune exception, même pour le founder majoritaire.
Seule décision du CEO jusqu'à une levée significative. Prévoyez les scénarios de départ de co-founders dans le pacte d’associés.
Ce que vous devez éviter à tout prix
Négocier la cap table dans l'enthousiasme des premiers jours, sans document formalisé, sans vesting, et avec des arguments liés à l'ego ou au passé. Ces décisions prises en quelques minutes peuvent coûter des années de tensions.
Synthèse opérationnelle
Split égal ou quasi égal entre cofondateurs - Vesting 4 ans avec cliff 1 an - Lecture long terme plutôt que calcul court terme - Board resserré avant une grosse levée.
**Conclusion: la vraie question
**
Le bon sujet n'est pas « qui mérite le plus ? »
Le bon sujet est : « quelle structure maximise les chances de construire longtemps ensemble ? »
Dans une startup, le capital doit servir l'alignement, pas flatter l'ego. Un split égal ou proche de l'égalité, sécurisé par un vesting solide et une gouvernance simple, reste la structure la plus cohérente pour une équipe fondatrice crédible, et la plus lisible quand vous arrivez devant un investisseur.
Si cette ressource ne suffit pas
25 ans en startup et venture capital, des centaines de décisions opérationnelles arbitrées : un échange ciblé permet souvent d'identifier le bon move, sans engagement, avant d'aller plus loin.
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